J'ai ainsi appris qu'il y a une décennie (ce qui, à l'échelle du Web, veut dire dans l'Antiquité), Netscape mit au point les feuilles de style JavaScript (en anglais JavaScript StyleSheets), qui concurrençaient les CSS.

Si elles pouvaient être puissantes pour des calculs dynamiques hautement complexes ; en revanche, elles se rélévaient bien pauvres à côté des CSS, en ne supportant que le sélecteur d'élément simple. De plus, la syntaxe, issue de JavaScript, était plus verbeuse et sensible à la casse : là où en CSS on écrit h1 { font-size: 20pt; }, en JSSS on écrivait document.tags.H1.fontSize = "20pt";.

Bien que Netscape eût soumis les JSSS au W3C, elles ne furent jamais acceptées comme standard. Qui pis est, elles furent d'autant plus boudées par le marché que le principal concurrent de Netscape, Internet Explorer, n'hésita pas à adopter les CSS comme langage de feuille de style. Seul Netscape 4, sorti en 1997, supportait les JSSS ; mais, très vite, la société Netscape laissa tomber la promotion de ce langage propriétaire pour s'intéresser aux CSS et cessa tout support des JSSS à la sortie de Netscape 6, en 2000.

Pour plus de détails, un article de Wikipédia lui est consacré, qui m'a servi de source pour les propos tenus dans ce billet.