En effet, d'après la petite enquête menée par Roger Hudson, seule la Nouvelle-Zélande a déjà adopté les WCAG 2.0, en les recommandant comme standard pour l'accessibilité, avec le niveau AA. En ce qui concerne les technologiques dites « compatibles avec l'accessibilité », le gouvernement néo-zélandais maintient une approche similaire à celle des WCAG 1.0 : les sites Web doivent être accessibles sans JavaScript ni CSS et une alternative en HTML doit être fournie pour des documents dans des formats spécifiques, dont le Flash, le PDF et le format Word.

Pour le reste des pays étudiés, les WCAG 2.0 ne sont pas encore adoptées ; mais, la tendance générale est à l'adaptation des référentiels, initialement basés sur la version 1.0, afin de tenir compte de la 2.0. Ainsi, certaines provinces canadiennes adopteront les WCAG 2.0, en principe, d'ici à la fin de l'année. Le processus de mise à jour est aussi en cours aux Pays-Bas. Au Japon, un document de travail conforme aux WCAG 2.0 a été achevé. En Belgique, on s'efforce d'adapter les directives d'AnySurfer à l'esprit des WCAG 2.0, mais en tenant compte des aides techniques usitées en Belgiques et des contraintes des outils disponibles.

Et la France dans tout ça ? En France, le RGAA version 2.0 fait son bonhomme de chemin : un document de travail a été mis en ligne le 3 juin dernier, mais doit encore franchir l'étape de validation après relecture. Quant au référentiel Accessiweb, l'actuelle version 1.1 est sortie avant les WCAG 2.0 et se base donc essentiellement sur les WCAG 1.0, mais anticipe certains points de WCAG 2.0.

En somme, à suivre…